Les décibels (dB et dBm)

En radio, les puissances couvrent une plage colossale : un signal fort peut être un milliard de fois plus puissant qu'un signal faible. Pour rester lisible, on travaille en échelle logarithmique : le décibel.

Le dB exprime un rapport entre deux puissances :

dB = 10 · log₁₀(P₁ / P₂)

Quelques repères à mémoriser :

Le dBm est un dB absolu, référencé à 1 milliwatt : 0 dBm = 1 mW, −30 dBm = 1 µW, −90 dBm = un signal radio déjà très faible mais parfaitement exploitable.

Sur ton analyseur, l'axe vertical du spectre est en dB. Attention : avec un HackRF ces valeurs sont relatives (elles dépendent du gain réglé) — excellentes pour voir et comparer des signaux, mais pas pour une mesure étalonnée en dBm absolus.

Ce qui compte vraiment n'est pas la valeur brute mais l'écart entre un signal et le plancher : c'est le SNR — voir Bruit de fond, SNR et sensibilité.

L'antisèche du décibel

dB Rapport dB Rapport
+3 ×2 −3 ÷2
+6 ×4 −6 ÷4
+10 ×10 −10 ÷10
+20 ×100 −20 ÷100
+30 ×1000 −30 ÷1000

Tout se combine par addition : +13 dB = +10 puis +3 = ×20. C'est toute la magie du logarithme.

dBm, dBi, dBd — trois cousins à ne pas confondre

Exemple de chaîne : émetteur +30 dBm → câble −3 dB → antenne +5 dBi ⇒ PIRE ≈ +32 dBm. On additionne, rien d'autre.

À toi de jouer

En changeant d'antenne, ton signal passe de −90 à −70 dBm. Combien de fois plus de puissance reçue ? (+20 dB → ×100.)

👉 Lis l'axe en dB sur un vrai spectre : Premier contact